Le Collège Culinaire de France constitué de grands chefs français a lancé un nouveau (énième ?) label qualité pour la restauration. L’appellation « Restaurant de Qualité ».
Nous arrivons tous au même constat. J’en ai déjà fait plusieurs fois la démonstration ici. Beaucoup de « restaurants » proposent des produits industriels à leurs clients, tout juste reconditionnés ou assemblés. Certaines chaînes de restauration de s’en cachent absolument pas et les clients sont totalement conscients de manger des produits qui auraient pu être servis par n’importe qui. Qui auraient pu être consommés chez soi et fraîchement réchauffés au micro-ondes.
L’appellation « Restaurant de Qualité » proposée ici pourra s’obtenir par une postulation au Collège Culinaire de France en remplissant un simple formulaire.
La démarche vise à mettre en avant le « Fait Maison ». Il n’y a pourtant qu’une seule question sur ce sujet et aucune limite n’est donnée (un pourcentage de produits faits maison par exemple).
Le dossier à remplir comporte seulement trois pages. Il est constitué de questions ouvertes où les réponses ne permettront aucunement l’objectivité d’un jugement sur la qualité d’un restaurant.
L’appellation est payante, à hauteur de 35,88 €/mois.
Aussi, il faudra que le restaurant ait au minimum « 75% de satisfaction » clientèle qui sera évaluée sur Internet. On en parle des magouilles possibles ou bien on fait comme si de rien n’était ?
Pour finir, aucun contrôle du respect des engagements n’est prévu. Pourquoi payer pour un label qui ne sera jamais réellement remis en cause ?
Je pense que ces grands chefs se trompent de combat. Présenter un énième label qualité risque de créer des confusions chez les clients. D’autant plus que « Restaurant de Qualité » s’appuie sur des critères très limités. C’est de la poudre aux yeux. Une supercherie.
Allons plus loin.
Ces chefs qui veulent défendre le « Fait Maison » mais qui sont connus pour utiliser des produits industriels afin de préparer leur célèbre purée de pomme de terre (par exemple), on en parle ?
Ces chefs qui veulent transmettre leur passion mais qui paient leurs employés une misère sous prétexte que c’est déjà un honneur de travailler chez eux, on en parle ?
Ces chefs dont les restaurants de prestige fonctionnent en exploitant des stagiaires/apprentis et qui s’arguent de vouloir mettre en valeur notre métier, on en parle ?
Pour les quelques mauvaises langues, je ne fais pas que critiquer. J’ai des solutions. Je les ai déjà détaillées dans un autre article datant du 24 novembre. Je vous invite d’ailleurs à visiter mon site pour comprendre réellement où en est la restauration aujourd’hui et quelles seraient les solutions à envisager. Bonne lecture.
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