Evolution humaine de la cuisine

Plat du concours par équipe lors de la deuxième année BTS. (Crédit photo : Y. Tarallo)

Plat du concours par équipe lors de la deuxième année BTS.
(Crédit photo : Y. Tarallo)

La cuisine n’a de cesse d’évoluer. Tout le monde s’accorde à le dire. J’ai déjà montré ici de nombreuses fois que nous sommes le résultat d’une évolution constante.

Il y eut Louis XIV et ses troupes qui ramenèrent  la méthode de fabrication de la porcelaine de Chine ou de nouveaux fruits et légumes d’Amérique qui font aujourd’hui partis de nos produits courants.

Il y eut Jean Anthelme Brillat-Savarin ou Auguste Escoffier qui s’attelèrent à retranscrire les us et coutumes dans des écrits dont nous nous servons encore aujourd’hui.

Il y eut les chefs de « la Nouvelle Cuisine » comme Paul Bocuse ou Michel Guérard qui firent évoluer profondément les traditions avec des recettes plus légères et digestes.

Depuis quelques années, les chefs voyagent et ramènent de leurs expériences des produits ou des techniques et les adaptent à leur cuisine : la fusion food.

Les exemples sont nombreux pour montrer l’évolution du métier de cuisinier.

L’évolution est différente du changement. Évoluer, c’est se reposer sur son vécu, son passé et son histoire pour apporter ses idées, sa personnalité et ses convictions.

Je sens que la nouvelle génération (notre nouvelle génération) fait évoluer le métier. Dans le bon sens. Et contrairement aux évolutions précédentes, l’actuelle évolution est plus difficile à percevoir, moins médiatique mais bien présente : elle est surtout humaine.

J’ai mis du temps à m’en rendre compte mais désormais je ressens tout ça. Et nous sommes les acteurs de ce nouveau scénario.

Dans des articles précédents, je pointais du doigt la violence du métier et le tabou qu’il y avait autour de ça.

Aujourd’hui je peux dire que ça évolue.

Je rencontre et travaille avec des chefs qui réfléchissent. Qui sont beaucoup plus dans la transmission et le partage. Des chefs qui savent qu’une brigade qui s’entend bien et communique est bien plus prolifique que des cuisiniers qui se crachent dessus à longueur de journée. La cuisine est avant tout un partage et nous devons insister là-dessus.

Aujourd’hui je pense qu’il est possible d’exercer ce métier avec pédagogie et respect de l’autre. C’est à nous de faire les efforts pour.

Et je trouve de nombreuses raisons à tout ça :

– La nouvelle génération en a simplement marre de fonctionner « à la dure ». Elle est de plus en plus érudite, voyage beaucoup, multiplie les expériences différentes et s’ouvre l’esprit.

– Les jeunes chefs d’aujourd’hui s’ouvrent de plus en plus au monde : cours de cuisine, émissions TV, blogs, réseaux sociaux, nouveaux médias… Ils multiplient les moyens de communication et se sociabilisent.

– L’esthétisme prend de plus en plus de place : faire du beau devient aussi important que faire du bon. Preuve en est la multiplication des photos de plats sur les réseaux sociaux par les chefs eux-mêmes ou des journalistes culinaires (Stéphane Riss par exemple). L’art et l’émotion prennent plus de place : forcément, un chef a besoin d’être apaisé et bien entouré pour s’exprimer pleinement. D’où l’intérêt de gérer sa brigade intelligemment et avec pédagogie.

Tout ceci présage un bel avenir pour la cuisine. Je pense sincèrement que nous sommes sur la bonne voie. Nous devons continuer à progresser pour rendre ce métier encore plus beau qu’il ne l’est déjà. Je compte y participer.

Violences en cuisine : parlons-en !

Violence en cuisine

Un petit (voire grand) moment que je n’avais pas alimenté ce blog. Je n’avais rien à dire et j’étais trop occupé à profiter de mon expérience à l’étranger (Australie).

Depuis, j’ai vécu beaucoup de choses, humainement et professionnellement. Et j’aimerais aborder un sujet tabou que j’ai seulement effleuré jusqu’à présent : la cuisine est-elle un milieu violent ?

Je tiens à préciser que tout ce que je vais relater, je l’ai vécu. Rien n’est faux. Cependant (et bien heureusement), toutes les cuisines ne sont pas ainsi.

Les personnes qui n’ont jamais mis les pieds dans une cuisine seront sûrement scandalisées tandis que les cuisiniers ne seront même pas surpris. Certains seront même étonnés qu’un tel article puisse exister.

Tout d’abord un état des lieux s’impose : qu’est-ce que j’appelle « violences en cuisine » ? Il y a deux types de violences : morales et physiques.

Pour la violence morale, je pense que tout le milieu du travail en général est concerné. La pression, la nécessité de résultats, la hiérarchie… Pour la cuisine spécifiquement, j’ai constaté deux points majeurs :

- Injures et violence des mots : « bouge tes couilles », « connard », « pédé », « enculé », « je vais te péter la gueule »… Que de jolies formules employées tout au long de la journée. Vous me direz, pas très grave, on n’entend pas ces mots exclusivement en cuisine. Oui. Je confesse même en utiliser quelques uns. Mais les entendez-vous tous les jours sur votre lieu de travail ? Pensez-vous qu’on utilise ces termes lors qu’on respecte ses collègues de travail ?

- La peur du « chef » : quand je commence mon travail dans un établissement, un bon nombre de collègues me disent : « non ne fais pas ça, sinon le chef va se mettre en colère ». Et bien cela m’a choqué. Normalement si on ne fait pas quelque chose c’est parce que c’est mieux de faire autrement, ou que ça ne respecte pas les règles ou la logique.

Mais non, tu ne mets pas des cartons dans la chambre froide car tu as peur que le chef t’engueule. Non pas parce que ce n’est pas hygiénique. Tu nettoies ton plan de travail car le chef le veut et non parce que c’est ton job de travailler proprement. Vous saisissez mon raisonnement ? C’est malsain d’instaurer une telle crainte. Et un bon nombre de chefs jouent de ça, par plaisir du pouvoir ou par simple habitude.

Pour ma part je préfère un cuisinier qui réfléchit par soi-même et qui fait bien son travail par envie de bien faire et par passion.

Maintenant la violence physique… Un bon nombre de personnes ont été choqué par un récent évènement  survenu dans les cuisines du Pré Catelan de Frédéric Anton  (3 étoiles Michelin).

Un apprenti a été brûlé par un chef de partie. Et bien j’ai le regret de vous dire que ce n’est pas un acte isolé mais seulement la partie émergée de l’iceberg, quoi qu’en dise M. Anton. D’ailleurs parlons-en, j’ai travaillé avec des personnes qui étaient cuisiniers chez Joël Robuchon du temps où Frédéric Anton était son second de cuisine. Et d’après leurs dires ce n’était pas tout rose. (Oui le milieu de la cuisine est très petit et tout se sait)

Mais, je préfère parler de choses que j’ai vraiment vécues et vues :

Les coups de pieds dans les jambes pour presser ses commis.

Les brûlures au bras avec les casseroles et les spatules en fer chauffées à blanc.

Les couteaux/piques plantés vicieusement dans la peau.

Les coups de poings et les coups d’épaules.

Les crises de nerfs du chef qui jette des assiettes et des ustensiles un peu partout dans la cuisine.

[Liste non-exhaustive]

Alors, choqués ?

Si vous en parlez à des cuisiniers, ils vous diront que c’est vrai. Ils vous diront qu’ils ont certainement vécu certaines de ces choses voire pire. J’en ai entendu des pires mais je m’efforce de lister seulement ce que j’ai déjà vécu ou vu. Certains auront un sourire racontant leurs histoires. D’autre trouveront même cela normal et vous diront qu’ils ont eux aussi été ainsi. Et c’est bien ça mon problème. Que l’on banalise tout cela et que l’on pense qu’une cuisine ne fonctionne qu’ainsi. Je trouve que c’est grave. Inacceptable. Et après on se demande pourquoi on manque de main d’œuvre ?

Et bien non. Pour redonner du baume au cœur à chacun de vous et pour finir sur une note positive, sachez que j’ai aussi connu des chefs et des cuisines qui n’ont rien à voir avec ça. Où le respect est mutuel et où le travail est bien fait. Alors, qu’attendons-nous pour faire changer les choses ?

La restauration : comment changer les choses

En Quête d'Actualité

(Sources : d8.tv)

Hier je regardais un reportage d’ « En Quête d’Actualité ». Le nom : « Restauration, alimentation : vous mangez, ils s’enrichissent ». Passons les détails sur ce que je pense des « journalistes » et de leurs méthodes pour cracher sur un milieu qu’ils ne connaissent pas pour draguer l’audimat. Rien que le titre du « reportage » démontre en quoi l’objectivité n’était pas le maître-mot de l’enquête en question.

Cependant, le constat est réel : des « restaurateurs » ne font pas leurs plats eux-mêmes. Mais d’après moi le problème est beaucoup plus complexe. Si je devais résumer, je dirais que le problème de l’alimentation dans les restaurants concerne trois parties bien distinctes : les restaurateurs, les clients et la législation.

Les restaurateurs

Le manque de professionnels dans le milieu de la restauration est une des raisons. N’importe qui peut ouvrir un restaurant, nul besoin de formation ou de diplôme. Comment voulez-vous qu’une personne assure un métier qu’elle n’a pas appris ? L’accueil, le suivi et le service d’une clientèle ne s’improvise pas. De même, la sécurité des prestations ne devrait-elle pas être assurée ?

La plupart des restaurateurs suivent une simple sensibilisation à l’hygiène et subissent quelques visites impromptues de services vétérinaires surchargés. Faire à manger à la maison et dans un restaurant, voilà deux choses bien différentes. Oui il faudrait obliger à avoir un diplôme pour ouvrir un restaurant. Quand on sait qu’une intoxication alimentaire peut tuer quelqu’un, il me semble plutôt essentiel de suivre une formation.

Les clients

Dans un restaurant, les vrais décideurs sont les clients. Et je crois que le vrai problème est ici, bien à l’évidence sous les yeux de chacun. La notion du « bien-manger » se perd, les gens « bouffent » tout et n’importe quoi, ne prennent pas le temps de se nourrir correctement et ne font plus la différence entre une courgette et une aubergine. Les personnes ont de moins en moins de culture culinaire ou gustative et se délectent aisément en ingurgitant une pizza surgelée.

Combien de fois ai-je vu des files d’attente devant des restaurants déjà bondés qui servent du tout prêt et souvent du tout prêt très médiocre ?

Comment voulez-vous changer les choses alors que la plupart des clients ne font pas la différence entre un plat fait maison et un plat reconditionné ? Pourquoi un restaurateur peu scrupuleux s’embêterait à tout faire lui si c’est pour que le client ne le remarque même pas ?

Il faut savoir aussi que les industriels agroalimentaires sont de plus en plus forts et proposent chaque jour des produits qui sont parfois même meilleurs que du fait maison.

Je pense qu’il faudrait sensibiliser dès leur plus jeune âge les enfants à la cuisine, à l’importance de l’alimentation sur nos vies. Il faudrait avoir des cantines scolaires dignes de ce nom qui ne proposent pas de la merde à nos enfants 5 jours par semaine.

La nourriture a un impact sur notre existence. Toutes les décisions se prennent autour d’une table, quand on flirte avec quelqu’un on l’invite à dîner, quand on a des problèmes de santé on fait attention à ce qu’on mange. ABSOLUMENT TOUT tourne autour de nos assiettes.

La législation

Rien ne pourra être fait si les règles du jeu ne changent pas. Aujourd’hui, un « Fait Maison » se traduit par un moelleux au chocolat tout prêt agrémenté d’une chantilly toute prête et d’une boule de glace vanille Carte d’Or. Et oui, la législation est très floue à ce sujet et permet n’importe quelle dérive. D’autres projets sont en cours d’étude, mais pour l’instant rien de bien concret ne semble aboutir.

Ce qui m’a poussé à écrire cet article, c’est le reportage diffusé sur D8. J’en ai marre qu’on pointe du doigt les restaurateurs escrocs alors que beaucoup travaillent dur chaque jour pour servir leurs clients avec passion et conviction. Non les restaurateurs ne sont pas tous des voyous. Je vous invite à suivre les conseils que je donne ici pour choisir vos restaurants. Vous diminuerez ainsi les risques de passer un très mauvais moment.

Alors non, je ne me fais pas tellement d’illusions sur la portée d’un tel article. D’un tel blog. Le monde ne changera pas parce que j’aurais pris ma plume et passé quelques heures de mon temps à rédiger des articles. Mais si ces quelques lignes peuvent aider une, deux, trois ou même dix personnes. Ça sera toujours ça de gagné.

Roche Belle

Aujourd’hui je suis allé déjeuner au restaurant Roche Belle à La Ciotat. Un grand moment !

Tout commence par un accueil chaleureux sur la terrasse du restaurant sous l’ombre bienvenue des oliviers. On vous installe à de magnifiques tables en fer forgé faites sur mesure. Le ton est donné !

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Le restaurant est situé en hauteur du bord de mer, assez pour contempler le paysage sans être gêné par la foule ou le bruit. Un réel havre de paix.

Le service s’est déroulé parfaitement, ni trop rapide ni trop lent. Le personnel est aimable, souriant et consciencieux : cela change des éternelles portes de prison qui s’improvisent restaurateurs.

En entrée j’ai pris « L’espadon en tartare aux herbes fraiches et citron vert, bouquet de mesclun »

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Superbe ! Le tartare était parfaitement assaisonné. J’avais un peu peur pour le citron vert mais il s’est avéré subtil et acidulé comme je l’attendais, mettant réellement en valeur l’espadon. Les feuilles de salade avaient été sélectionnées avec soin. Une jolie entrée pour mettre en appétit !

Pour le plat, j’ai choisi le « Suprême de pintade fermière aux girolles sur purée de pomme de terre aux éclats de noisette ».

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Là encore j’ai été conquis. La cuisson de la pintade était irréprochable : moelleuse à l’intérieur et bien rôti à l’extérieur. Le jus et les girolles accompagnaient la viande tout en douceur et la purée de pomme de terre aux éclats de noisette sublimait réellement l’assiette.

Enfin le dessert, je n’avais déjà plus faim mais je me suis tout de même laissé tenter par « Des pêches et du mascarpone au parfum de romarin comme un tiramisu ».

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Dessert frais de saison où toutes les saveurs s’harmonisent pour bien finir le repas.

A croire la personne qui m’accompagnait, même le café était bon (je n’en bois pas). Il était d’ailleurs accompagné de madeleines faites maison apparemment exquises.

Avec une demi-bouteille de rosé Fontcreuse (Cassis), nous en avons eu pour une quarantaine d’euros par personne. Et ça les valait très largement !!

J’ai vraiment passé un super moment au Roche Belle. Je conseille beaucoup cet établissement. Un grand bravo à toute l’équipe.

« Restaurant de Qualité » : fausse bonne idée ?

www.college-culinaire-de-france.fr

 

Le Collège Culinaire de France constitué de grands chefs français a lancé un nouveau (énième ?) label qualité pour la restauration. L’appellation « Restaurant de Qualité ».

Nous arrivons tous au même constat. J’en ai déjà fait plusieurs fois la démonstration ici. Beaucoup de « restaurants » proposent des produits industriels à leurs clients, tout juste reconditionnés ou assemblés. Certaines chaînes de restauration de s’en cachent absolument pas et les clients sont totalement conscients de manger des produits qui auraient pu être servis par n’importe qui. Qui auraient pu être consommés chez soi et fraîchement réchauffés au micro-ondes.

L’appellation « Restaurant de Qualité » proposée ici pourra s’obtenir par une postulation au Collège Culinaire de France en remplissant un simple formulaire.

La démarche vise à mettre en avant le « Fait Maison ». Il n’y a pourtant qu’une seule question sur ce sujet et aucune limite n’est donnée (un pourcentage de produits faits maison par exemple).

Le dossier à remplir comporte seulement trois pages. Il est constitué de questions ouvertes où les réponses ne permettront aucunement l’objectivité d’un jugement sur la qualité d’un restaurant.

L’appellation est payante, à hauteur de 35,88 €/mois.

Aussi, il faudra que le restaurant ait au minimum « 75% de satisfaction » clientèle qui sera évaluée sur Internet. On en parle des magouilles possibles ou bien on fait comme si de rien n’était ?

Pour finir, aucun contrôle du respect des engagements n’est prévu. Pourquoi payer pour un label qui ne sera jamais réellement remis en cause ?

Je pense que ces grands chefs se trompent de combat. Présenter un énième label qualité risque de créer des confusions chez les clients. D’autant plus que « Restaurant de Qualité » s’appuie sur des critères très limités. C’est de la poudre aux yeux. Une supercherie.

Allons plus loin.

Ces chefs qui veulent défendre le « Fait Maison » mais qui sont connus pour utiliser des produits industriels afin de préparer leur célèbre purée de pomme de terre (par exemple), on en parle ?

Ces chefs qui veulent transmettre leur passion mais qui paient leurs employés une misère sous prétexte que c’est déjà un honneur de travailler chez eux, on en parle ?

Ces chefs dont les restaurants de prestige fonctionnent en exploitant des stagiaires/apprentis et qui s’arguent de vouloir mettre en valeur notre métier, on en parle ?

Pour les quelques mauvaises langues, je ne fais pas que critiquer. J’ai des solutions.  Je les ai déjà détaillées dans un autre article datant du 24 novembre. Je vous invite d’ailleurs à visiter mon site pour comprendre réellement où en est la restauration aujourd’hui et quelles seraient les solutions à envisager. Bonne lecture.

Restauration en danger

Le gouvernement entend agir pour les métiers de la restauration. Une bonne chose. Pour rester optimistes, disons qu’il n’est jamais trop tard. Je me suis donc renseigné sur les prochaines actions. Un article résume assez bien : LesEchos.fr :

Je suis déçu. Non pas que les mesures prises soient mauvaises. Je pense tout simplement qu’on se trompe d’orientation. L’économie est une chose, mais est-ce l’essentiel des problèmes dans la restauration ?

On parle de la TVA. Depuis sa réévaluation, avez-vous remarqué du changement ? Dans vos assiettes ? Dans les prix ? Saviez-vous que cette baisse était surtout réclamée par les lobbies de la profession que sont Accor, McDonald’s et cetera ? Ces mêmes « restaurants » qui promeuvent la cuisine française de qualité dont nous sommes si fiers, n’est-ce pas ? Le restaurateur lambda a vu miroiter une marge supplémentaire avec cette revalorisation de la TVA. Avait-il raison ?

Les prix ont semble-t-il « baissés de 2,5% ». Merci, ça change la vie. Ces grands économistes auront oublié de prendre en compte l’inflation ou l’augmentation du prix de l’essence pour se rendre au restaurant. Par exemple.

Il y aurait eu « 50000 emplois créés » grâce à la baisse de la TVA. Vous êtes géniaux, quand on sait que « l’hôtellerie-restauration figure parmi les secteurs d’activité qui embauchent le plus. » Et ce depuis toujours.

Je vous conseille de lire la lettre ouverte écrite par Xavier Denamur : très détaillée, elle reprend tous les éléments qui démontrent la cacophonie de cette baisse de la TVA dans la restauration.

Bref, sous couvert de cette vaste blague, on entend agir dans la restauration. Dans l’article des Échos, je remarque surtout qu’ils se disputent les chiffres et résultats du métier mais que rien de concret ne transparait.

Quand prendrons-nous enfin de véritables décisions pour mettre en avant les restaurateurs passionnés qui proposent de vraies prestations à leurs clients ?

Si des restaurateurs veulent utiliser des produits surgelés ou d’origine industrielle, je ne m’y oppose absolument pas. J’exige juste que le client soit informé. Qu’on évite de le prendre pour une bille : pour ouvrir une boite de conserve ou un emballage, je n’ai pas besoin d’aller au restaurant, je peux tout aussi bien le faire chez moi.

S’ajoutent à ceci deux autres problèmes qui sont pour moi les orientations à prendre si nous souhaitons changer les choses.

Premièrement, l’éducation culinaire et gustative de la population. Combien ne savent pas différencier deux légumes ? Combien de fois ai-je vu des « restaurants » avec une file d’attente à l’entrée pour avoir la chance d’y manger alors qu’ils proposaient de très mauvaises prestations ?

Comment voulez-vous que les gens fassent la différence entre un plat « fait Maison » et un plat industriel s’ils n’ont aucun vécu alimentaire ? Comment un gamin peut-il apprécier un bon repas si on lui sert n’importe quoi à la cantine tous les jours ?

Avant de s’occuper de l’argent, privilégions l’apprentissage et l’éducation.

Deuxièmement, abordons le sujet de la formation des restaurateurs. Nul besoin de diplôme pour ouvrir son établissement. Nul besoin d’expérience. Un chèque conséquent suffira. Et après on s’étonne du manque de qualité dans nos restaurants ? D’autant plus que les entreprises agroalimentaires se développent et tendent de plus en plus vers la qualité gustative. Comment un restaurateur pourra-t-il rivaliser avec ces conserves qui seront bientôt meilleures que ses plats « faits Maison » (et qui pour certains le sont déjà) ? Il faut une formation de qualité afin de développer petit à petit une restauration française de qualité. Ayant fait plusieurs écoles hôtelières, je peux vous assurer que nous avons du boulot : non prise en compte de la saisonnalité des produits ou aucune mise en valeur des produits locaux. Par exemple, je n’ai vu aucune huile d’olive française dans les lycées hôteliers, celle-ci étant jugée trop coûteuse. Encore faut-il s’en servir judicieusement comme je l’explique dans mon article.

Alors oui, tout ceci représente du travail. Je n’ai jamais dit que ça serait facile. Je pense que les politiques et représentants de nos métiers font fausse route. Voici les actions concrètes que je propose. Je ne me fais pas trop d’illusion sur les retombées positives de cet article. Mais si quelques personnes pouvaient me lire et adhérer à mon avis, voilà qui pourrait me réconforter. Un peu.

Indochine

Bonjour à tous !

J’ai eu l’occasion d’aller au restaurant hier soir avec un ami. Ayant des envies d’une cuisine asiatique, nous avons réservé au restaurant vietnamien « Indochine » à Salon-de-Provence. Il s’agissait d’un restaurant que j’avais déjà fréquenté il y a des années et dont je n’avais jamais été déçu.

Un peu en avance, nous arrivons au restaurant. On nous installe prêt de la fontaine extérieure dans ce qui semble être une terrasse aménagée pour l’été. L’écoulement de l’eau et l’emplacement au cœur des allées piétonnes permettent de se sentir apaisés et enclin à passer une bonne soirée !

Sans rien demander, on nous apporte les cartes, une carafe d’eau (avec des glaçons) et les incontournables chips de crevettes. Ce petit geste anodin qui ne coûte presque rien au restaurateur est selon moi un bon point : il démontre l’envie de partager et de mettre à l’aise le Client.

S’en suit ensuite la prise de commande effectuée par un patron chaleureux et souriant.

Voici ce que nous avons commandé : nems frits, rouleaux de printemps, beignets de crevette frits, raviolis frits, riz cantonnais. Tout était excellent et frais. Même la salade et les feuilles de menthe étaient toutes fraîches, ce qui prouve une certaine qualité de l’approvisionnement. L’assaisonnement était impeccable, autant pour le riz que pour les autres préparations.

Là sur la table, vous en avez pour environ 18 € par personne. Et on en a eu largement assez…

Nous avons passé un excellent moment avec une addition très correcte vis à vis de la qualité selon moi. J’y retournerai avec grand plaisir !

Si jamais vous y allez, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.

Recettes d’été aux Huiles d’Olive du Midi de la France

Bonjour à tous !

Lors de mon stage à l’AFIDOL il m’a été demandé de créer des recettes simples à base des trois principales typicités d’huiles françaises. Rappelez-vous, j’avais écrit un article là dessus : L’huile d’olive dans nos assiettes.

Voici pour vous les différentes recettes testées et validées aujourd’hui même.

Tartare de tomate frais à Huile d’Olive Fruité Vert

(Pour 4 personnes)

Ingrédients

  • 6 belles tomates
  • ¼ de botte d’aneth
  • ¼ de botte de persil
  • ¼ de botte de ciboulette fraîche
  • 30 gr. de pignons de pin
  • 1 gousse d’ail
  • 40 gr. d’Huile d’Olive Fruité Vert
  • Sel
  • Poivre

Préparation

  1. Monder puis épépiner les tomates afin de les vider de leur eau. Les couper ensuite en petits dès (5 millimètres).
  2. Torréfier les pignons de pin.
  3. Retirer le germe de la gousse d’ail. Hacher.
  4. Hacher également le persil et l’aneth.
  5. Ciseler la ciboulette.
  6. Assaisonner avec le sel et le poivre les petits dès de tomate, ajouter les pignons torréfiés, l’ail, l’aneth, le persil et la ciboulette.
  7. Ajouter l’Huile d’Olive Fruité Vert.
  8. Vérifier l’assaisonnement, rectifier si besoin.

Dresser le tartare de tomate dans une verrine pour accompagner vos apéritifs !

Apports de l’Huile d’Olive au Goût Intense (Fruité Vert)

L’Huile d’Olive Fruité Vert donne du « corps ». Elle apporte de la puissance et une complexité au tartare de tomate. De plus, les arômes de verdure de l’huile s’allient extrêmement bien avec les herbes fraîches contenues dans la préparation.

Toasts d’Aïoli à l’Huile d’Olive Fruité Noir

(Pour 4 personnes)

Ingrédients

  • 1 jaune d’œuf
  • ½ cuillère à café de moutarde
  • 200 gr. d’Huile d’Olive Fruité Noir
  • 3 gousses d’ail
  • Sel
  • Poivre
  • Un peu d’eau
  • 1 carotte
  • 1 fenouil
  • 2 radis
  • 8 belles tranches de pain de campagne (nature, aux céréales, aux olives… Vous pouvez aussi utiliser du pain de la veille)

Préparation

  1. Retirer le germe de l’ail et l’écraser.
  2. Ajouter le jaune d’œuf, le sel, le poivre, la moutarde et mélanger.
  3. Incorporer petit à petit Huile d’Olive Fruité Noir à l’aide d’un fouet en ayant un geste régulier. La préparation doit rester homogène et consistante.
  4. Incorporer une goutte d’eau à la fin pour détendre légèrement l’aïoli. Elle sera ainsi plus onctueuse.
  5. Rectifier l’assaisonnement et réserver.
  6. Éplucher la carotte et couper de fines rondelles.
  7. Nettoyer le fenouil et l’émincer finement.
  8. Équeuter le radis puis l’émincer également.
  9. Toaster les tranches de pain de campagne (four en mode grill ou grille-pain).
  10. Tartiner l’aïoli sur la tranche de pain grillée puis disposer harmonieusement les légumes.

Rien de mieux pour mettre en appétit vos invités !

Apports de l’Huile d’Olive Fruité Noir

L’Huile d’Olive Fruité Noir permet d’obtenir un merveilleux goût d’olive noire dans l’aïoli. De plus, l’amertume ne provient que de l’ail, elle est donc moins intense. Une alchimie pleine de surprises !

Smoothie de fraise-basilic à l’Huile d’Olive Fruité Mûr

(Pour 4 personnes)

Ingrédients

  • 500 gr. de fraises mûres
  • 20 jolies feuilles de basilic
  • 60 gr. d’Huile d’Olive au Goût Subtil (Fruité Mûr)
  • 50 gr. de sucre

Préparation

  1. Équeuter les fraises puis les mixer à l’aide d’un blinder.
  2. Ajouter les feuilles de basilic et le sucre, mixer.
  3. Finir le smoothie en incorporant progressivement l’Huile d’Olive Fruité Mûr.

Dresser le smoothie dans des verres et le déguster bien frais au bord d’une piscine !

Apports de l’Huile d’Olive Fruité Mûr

L’Huile d’Olive Fruité Mûr amène de la fraîcheur au smoothie. Elle s’accorde très bien avec les fraises et permet également d’obtenir un met complexe et unique.

Voilà, j’espère que les recettes vous plairont, n’hésitez pas à m’en donner des nouvelles !